Que me reste-t-il?

point d'interrogation

 

Alors voilà, dès dimanche prochain je commencerai le Sutent mais comme promis je retourne en arrière et continue mon histoire.

On s’était laissé à l’appel du chirurgien, qui me demandait d’aller tout de suite à l’hôpital.  Comme mon hémoglobine était vraiment basse, il était logique de penser que je saignais à quelque part.  Et moi, à la question à répétition, “Avez-vous des selles noires” je répondais invariablement “non, elles sont peut-être un peu bizarre, mais noire, non, non”.  Finalement, arrivée à l’hôpital, hospitalisée dans une chambre directement, je savais bien que ça n’allait pas trop bien.  Après avoir montré finalement ces “fameuses” selles à une infirmière, elle me répond “mais madame, oui elles sont noires” alors voilà, ça faisait deux semaines que j’allais au toilette comme ça, “c’est du sang digéré ça madame, donc le saignement vient de plus haut” et bien…

Commence alors la batterie de tests, pour trouver d’où provient le saignement, pour finalement voir que la tumeur énorme de 20 cm s’était brisée et le sang passant par la paroi de l’estomac faisait son chemin jusqu’en bas. Mon chirurgien, le patron, était hors du pays, sa collègue ne voulait pas m’opérer elle-même, elle lui envoie un courriel lui disant qu’aussitôt rentré au pays, on doit m’opérer.  Pendant ce temps, on doit essayer de me mettre en état d’avoir cet opération, mon sang est beaucoup trop bas, alors transfusion par-dessus transfusion de sang pour réussir de peine et de misère à monter l’hémoglobine dans les 80 pour essayer d’atteindre au moins les 85.

Après deux semaines d’hospitalisation, c’est finalement la chirurgie.  On me fait signer les papiers, dépendant de ce qu’ils trouvent, je les autorise à m’enlever : l’estomac, la rate, le rein côté gauche et une partie du pancréas, comme ils disent “vous êtes jeune (39 ans), on doit être agressif, on ne sait pas exactement ce que c’est, on ne peut prendre de chances”.

Longue journée de chirurgie, longue surveillance à la salle de réveil, moi qui étais partie pour la salle d’opération à 9h le matin, suis revenue dans la chambre d’hôpital vers les 23h.  Mon coeur n’avait pas aimé, mon hémoglobine n’étant pas optimale, la chirurgie quand même majeure, je faisais de la tachycardie.

J’ouvre mes yeux, vois mon conjoint et première chose que je lui demande : “Que me reste-t-il dans le corps? qu’ont-ils enlevé?”  Finalement, la réponse était mieux que ce que je pensais : “Seulement 30% de l’estomac, la tumeur et la rate”.  Fiou!  Pas si pire que ça finalement…Mais on ne sait toujours pas c’était quoi cette bibitte-là..c’était à suivre..

 

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